Alors que le monde regardait les élections britanniques et le match PSG-Bayern, un carnage silencieux se déroulait au cœur du Mali. Le 6 mai 2026, des jihadistes du JNIM ont attaqué simultanément plusieurs villages du pays Dogon dans la région de Bandiagara. Le bilan : au moins 60 morts, dont une majorité de jeunes. La raison des tueries ? Les villageois avaient refusé de payer un impôt religieux aux terroristes.

Le carnage du 6 mai dans les villages Dogons

Au Mali, plus de cinquante personnes ont été tuées lors des attaques simultanées survenues le 6 mai 2026 dans plusieurs localités de la région de Bandiagara. Les assaillants ont frappé aux environs de 16 heures. Amnesty International

Le mercredi 6 mai 2026, aux environs de 16 heures, des groupes armés terroristes ont lancé des assauts coordonnés contre les populations civiles des villages de Kori-Kori et de Gomossogou. Bien que le nombre exact de victimes n’ait pas encore été communiqué, les informations recueillies auprès des survivants font état d’un véritable carnage avec un bilan de plus de cinquante morts. YouTube

Aucun bilan officiel n’a été communiqué, mais les dozos de Dana Ambassagou évoquent plus de 60 morts et plusieurs blessés. college-de-france

60 morts. Dans deux petits villages. En une seule après-midi. Et le monde entier regardait ailleurs.

Pourquoi les jihadistes ont-ils massacré ces villageois ?

La raison de ces attaques serait le refus des habitants de « conclure un accord » avec les djihadistes et de leur verser la « zakat ». De plus, les terroristes ont accusé les habitants des villages de collaborer avec les Forces armées maliennes et de transmettre des informations sur les déplacements des terroristes. Euronews

La « zakat » — impôt religieux dans l’islam — est détournée par les jihadistes comme instrument d’extorsion. Payer, c’est financer le terrorisme. Refuser, c’est risquer la mort. Les villageois de Kori-Kori et Gomossogou avaient refusé. Ils ont payé de leur vie.

Des jeunes et des enseignants exécutés

Selon des témoins, 25 personnes ont été tuées dans le village de Kori-Kori, entre les villes de Bandiagara et de Sévaré. La plupart d’entre eux étaient des jeunes. Deux autres enseignants du même village ont été exécutés près du bord de l’autoroute. afrobuzznews

Des enseignants exécutés au bord de la route. Des jeunes abattus. Des maisons brûlées. Sur une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, des hommes armés qualifient les victimes civiles de « mécréants » et insistent sur la nécessité de tels massacres. Euronews

Cette vidéo — que beaucoup ont vue mais que peu de médias ont diffusée — montre la réalité brute du projet jihadiste au Sahel : exterminer ceux qui refusent de se soumettre.

Le pays Dogon — une civilisation millénaire sous les bombes

La région de Bandiagara, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, est le cœur du pays Dogon — l’une des civilisations les plus fascinantes et les plus anciennes d’Afrique. Les falaises de Bandiagara, avec leurs villages perchés à la verticale, attirent des touristes du monde entier en temps normal.

En 2026, elles sont le théâtre de massacres réguliers. Les communautés Dogons — qui pratiquent des religions traditionnelles ou le christianisme — sont particulièrement ciblées par les jihadistes qui les considèrent comme des « mécréants ».

Les secours tardent, la souffrance continue

Suite à l’attaque meurtrière, une délégation du ministre d’État chargé de la Réconciliation a été héliportée à Bandiagara. Le gouvernement a apporté une aide d’urgence aux victimes : 25 tonnes de mil, 25 tonnes de riz et une enveloppe de 20 millions de FCFA. college-de-france

Au cours des échanges avec les populations, les autorités locales ont plaidé pour un renforcement des dispositifs de sécurité. Le ministre Wagué a déclaré : « Tous les Maliens sont peinés par cette attaque contre les civils. Restons unis, solidaires et mobilisés. » MSN

25 tonnes de riz et 20 millions de FCFA pour 60 morts et des villages entiers dévastés. La réponse de l’État malien est humanitaire mais désespérément insuffisante face à l’ampleur de la menace.

La spirale sans fin

Ces attaques contre des populations civiles interviennent en pleine recrudescence des attaques terroristes au Mali et surtout au lendemain des attaques coordonnées du 25 avril 2026 qui ont ciblé simultanément plusieurs villes du pays. Face à cette explosion de la violence, les autorités maliennes ont renforcé le dispositif sécuritaire avec l’appui des partenaires russes de l’Africa Corps. YouTube

Le 25 avril, Bamako et Kidal. Le 6 mai, Bandiagara. La semaine prochaine, où ? La violence s’étend comme une tache d’huile dans tout le centre et le nord du Mali, malgré la présence de l’armée malienne et des mercenaires russes.

Ce silence qui tue

Ces 60 morts méritent d’être nommés. Ils méritent l’attention du monde. Mais dans la compétition médiatique mondiale, un massacre dans un village malien perd toujours contre un match de Champions League ou des élections britanniques.

AfroBuzz News fait le choix inverse : parce que ces vies africaines comptent autant que toutes les autres.

By AfroBuzz

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