Ce matin à Londres, le sport mondial a changé d’époque. Le Kényan Sabastian Sawe vient d’accomplir ce que les scientifiques disaient presque impossible : courir un marathon de 42,195 km en moins de deux heures. Une barrière mythique qui vient de tomber, pour toujours.

Le chrono qui restera dans les livres d’histoire

Le Kényan Sabastian Sawe est entré dans l’histoire de l’athlétisme dimanche à Londres en devenant le premier homme à boucler un marathon sous la barre mythique des deux heures, dans une course où trois athlètes sont allés plus vite que l’ancien record du monde. Congo Quotidien

Sa performance de 1 heure, 59 minutes et 30 secondes autorise la comparaison avec l’Américain Jim Hines, premier sprinteur sous les 10 secondes sur 100 m en 1968, ou l’Ukrainien Sergueï Bubka, premier perchiste à franchir 6 mètres en 1985. Congo Quotidien

1h59’30 ». Trente secondes sous la barre des deux heures. Un chiffre qui va résonner dans l’histoire du sport pour toujours, au même titre que les 9″58 d’Usain Bolt sur 100m ou les 2,45m de Javier Sotomayor en hauteur.

Des conditions parfaites pour un exploit parfait

Dans des conditions idéales — grand soleil, 18 degrés, pas de vent — l’édition londonienne s’est même offert deux records puisque chez les femmes, l’Éthiopienne Tigst Assefa a aussi réalisé le chrono le plus rapide de l’histoire pour une course exclusivement féminine, après 2 heures, 15 minutes et 41 secondes d’effort. Congo Quotidien

Deux records mondiaux le même jour, dans la même ville. Le marathon de Londres 2026 entrera dans les annales comme l’une des journées les plus extraordinaires de l’histoire de l’athlétisme mondial.

Sabastian Sawe : l’homme qui a brisé le mur

Sabastian Sawe, 31 ans, est originaire du Kenya — ce pays d’Afrique de l’Est qui domine le marathon mondial depuis des décennies. Les Kényans ont un secret : l’altitude des hauts plateaux de la région du Rift Valley, où ils s’entraînent à plus de 2 000 mètres, forge des poumons et des jambes d’exception.

Mais même pour les meilleurs coureurs kényans, passer sous les deux heures semblait un rêve inaccessible. Eliud Kipchoge, le plus grand marathonien de l’histoire, avait réussi l’exploit en 2019 dans des conditions très particulières — pas de vent grâce à des lièvres placés stratégiquement, course non homologuée. Sawe, lui, l’a fait en conditions officielles, dans une vraie compétition, avec de vrais adversaires.

Pourquoi deux heures c’est si important

Depuis les années 1990, les scientifiques débattaient pour savoir si le corps humain était physiologiquement capable de courir 42 km à cette vitesse. Deux heures de marathon signifient maintenir une allure de 21,1 km/h pendant deux heures sans interruption — soit courir chaque kilomètre en moins de 2 minutes 50.

Pour donner une idée : un coureur amateur comme vous ou moi met en général entre 4h et 6h pour finir un marathon. Sawe a couru deux fois plus vite, pendant deux heures entières.

L’Afrique domine la course à pied mondiale

Cette performance confirme la domination absolue de l’Afrique de l’Est — Kenya et Éthiopie — sur les courses de fond mondiales. Les deux records établis ce matin à Londres sont signés d’un Kényan et d’une Éthiopienne.

Aucun pays occidental ne peut rivaliser avec ces athlètes qui grandissent en altitude, marchent des kilomètres chaque jour dès l’enfance, et vivent dans une culture où courir est aussi naturel que respirer.

Cette domination africaine sur la course à pied est une des plus belles histoires du sport mondial. Et ce matin à Londres, elle a écrit son chapitre le plus glorieux.

By AfroBuzz

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