Un mystère médical qui fait frissonner le monde. Ce mardi 5 mai 2026, l’OMS confirme que le navire de croisière MV Hondius, bloqué au large du Cap-Vert dans l’océan Atlantique, est devenu le premier foyer confirmé d’hantavirus en haute mer de l’histoire. Trois personnes sont mortes. Sept cas présumés. Et 149 passagers et membres d’équipage toujours prisonniers à bord.

Trois morts, un mystère total

L’Organisation mondiale de la santé dénombre à présent sept cas présumés d’hantavirus identifiés à bord d’un bateau de croisière. Lundi, deux cas d’hantavirus ont été confirmés en laboratoire tandis que cinq autres semblent également relever de ce virus principalement transmis à l’être humain par des rongeurs, mais doivent encore être corroborés.

Trois personnes sont décédées, un patient se trouve dans un état critique et trois autres présentent des symptômes légers. L’avenir.net

Trois morts. Un en soins intensifs. Et des dizaines d’autres passagers qui attendent avec angoisse les résultats de leurs tests. Le MV Hondius est devenu en quelques jours le navire fantôme de l’Atlantique. L’avenir.net

L’histoire du bateau maudit

Le navire, le MV Hondius, reliait Ushuaïa, en Argentine, à l’archipel du Cap-Vert quand des passagers ont été victimes d’un syndrome respiratoire aigu, fatal pour trois d’entre eux.

Les deux premiers passagers décédés — un homme, à bord, le 11 avril ; puis une de ses proches le 26 avril dans un hôpital de Johannesburg — avaient voyagé en Amérique du Sud avant d’embarquer à Ushuaïa le 1er avril pour la croisière. L’avenir.net

Les individus ont montré des signes d’infection entre le 6 et le 28 avril. L’homme dont l’état est critique est soigné actuellement aux soins intensifs d’un hôpital sud-africain. Il s’était présenté chez le médecin de bord le 24 avril, alors qu’il montrait notamment des signes de pneumonie. L’avenir.net

**Les passagers prisonniers au Cap-Vert** L’avenir.net

Lundi soir, les 149 passagers et membres d’équipage du bateau de croisière demeuraient toujours coincés à bord au large du Cap-Vert, dans l’attente d’un lieu où pouvoir débarquer. Les victimes sont un couple de Néerlandais et un Allemand, tandis qu’un Britannique évacué en Afrique du Sud a été testé positif.

« Il a été demandé aux passagers de rester dans leurs cabines et de limiter les risques tandis que des mesures de désinfection notamment sont prises », a indiqué Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS. MSN

Confinés dans leurs cabines. Au large d’un archipel africain. Avec un virus mortel qui circule quelque part à bord. Le cauchemar absolu pour n’importe quel vacancier. MSN

Hantavirus : le virus que tout le monde ignore

L’hantavirus est un pathogène viral peu connu du grand public — et c’est précisément ce qui le rend si inquiétant. L’hantavirus présente un taux de létalité atteignant 38% lors de complications respiratoires graves.

38% de mortalité en cas de complications. Pour comparaison, la grippe saisonnière tue moins de 0,1% des personnes infectées. Le Covid-19 initial avait un taux de mortalité autour de 1-2%. Le hantavirus grave, lui, tue plus d’un tiers de ses victimes. tvtick

La question qui angoisse tout le monde : on ignore encore s’il s’agit du virus Andes, pour lequel une transmission interhumaine limitée entre contacts a été documentée.

Si c’est le virus Andes — la seule souche d’hantavirus pouvant se transmettre d’humain à humain — les 149 personnes à bord sont potentiellement exposées. MSN

Le lien avec l’Antarctique

Le navire a quitté Ushuaïa pour rejoindre le Cap-Vert, avec des escales en Antarctique et aux îles Malouines.

L’Antarctique et les îles Malouines sont deux zones connues pour leurs populations de rongeurs sauvages porteurs potentiels d’hantavirus. Les chercheurs tentent maintenant de déterminer si les premiers passagers infectés ont été exposés à des rongeurs lors des excursions à terre dans ces régions isolées. tvtick

Ce que ça signifie pour l’Afrique

Le MV Hondius est bloqué au large du Cap-Vert — l’archipel atlantique qui appartient à l’Afrique. Cette affaire concerne directement les autorités sanitaires africaines et capverdiennes, qui doivent gérer un navire potentiellement infecté à leur porte.

Plus largement, cette alerte sanitaire rappelle que dans un monde interconnecté par les voyages, un virus contracté en Antarctique peut se retrouver en quelques semaines au large de l’Afrique de l’Ouest. Les frontières ne s’arrêtent pas aux virus.

By AfroBuzz

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