Elle est la gymnaste la plus titrée de l’histoire. Elle a triomphé à Paris 2024 après le traumatisme de Tokyo. Et maintenant, à 29 ans, Simone Biles tient le monde entier en suspense avec deux petits mots : cinquante-cinquante.
La déclaration qui fait trembler le monde du sport
Ce mercredi 29 avril 2026, aux Laureus World Sports Awards à Madrid, Simone Biles a accordé une interview exclusive à CNN Sports. Et sa réponse sur les JO de Los Angeles 2028 a instantanément fait le tour de la planète.
« Je pense qu’on est toujours à 50-50 et qu’on est dans une course contre la montre maintenant qu’on approche du milieu de 2026 », a déclaré la gymnaste de 29 ans. « On va devoir prendre ces décisions assez rapidement. » AFD
Cinquante pour cent de chances. C’est à la fois peu et énorme. Pour des millions de fans à travers le monde qui rêvent de voir Biles performer une dernière fois sur le sol américain, ces mots sont à la fois un espoir et une angoisse.
La récupération avant tout
La gymnaste la plus décorée de l’histoire est actuellement en pause pour, comme elle le dit, laisser son corps récupérer. Elle espère bientôt commencer du Pilates et du yoga, mais insiste que « c’est tout ce que j’ai pour l’instant. » AFD
Après les Jeux de Paris 2024 où elle avait remporté trois médailles d’or et une d’argent, Biles avait révélé avoir été malade pendant dix jours tellement la compétition avait épuisé son corps. À 29 ans — un âge considéré comme très avancé dans la gymnastique — la question de la récupération physique est centrale.
Le facteur décisif : son entraîneur
L’entraîneur de Biles, Laurent Landi, lui demande constamment une décision. « Si j’ai quelque chose à dire, c’est juste ‘Donnez-moi un peu plus de temps pour récupérer mentalement et physiquement’. Mais il dit toujours ‘D’accord, eh bien, donnez-moi deux ans.’ Donc je pense qu’on arrive à cette limite. » afrobuzznews
Deux ans de préparation sont nécessaires selon Landi pour que Biles soit compétitive à Los Angeles. L’horloge tourne — la décision devra être prise dans les cinq prochains mois.
La tentation des JO à domicile
Il y a une raison particulière qui pousse Biles à envisager un retour. « C’est à Los Angeles, c’est aux États-Unis, ce qui est tellement excitant », a-t-elle dit. « Mais si je vais concourir à nouveau, je ne suis pas sûre. Mais je serai aux Jeux Olympiques — que ce soit sur le sol ou dans les gradins. » Terangatimesn
Les JO de Los Angeles 2028 seront les premiers Jeux d’été organisés aux États-Unis depuis Atlanta 1996. Performer devant le public américain, dans son propre pays, pour ce qui serait sa quatrième Olympiade — la tentation est immense.
Une icône qui dépasse le sport
Au-delà de ses médailles — 11 en tout aux Jeux Olympiques — Simone Biles est devenue quelque chose de plus grand que le sport. À Tokyo 2021, quand elle s’était retirée pour préserver sa santé mentale, elle avait déclenché une conversation mondiale sur le bien-être des athlètes.
« Je pense que ça m’a montré la réalité parce que tout le monde pensait que j’étais un robot, qu’elle n’est pas réelle, mais c’est comme, au fond, je suis juste comme vous. Je suis réelle », dit-elle candidement. « Ça m’a donné la thérapie que je méritais, et je suis toujours en thérapie. » AFD
Ce que ça signifie pour l’Afrique et la francophonie
Simone Biles est américaine, mais son histoire résonne partout dans la francophonie et en Afrique. Elle incarne quelque chose d’universel : la possibilité de se relever après l’échec, de prendre soin de sa santé mentale sans honte, de redéfinir ce que signifie être un champion.
Pour les millions de jeunes gymnastes africaines qui rêvent de compétitions internationales, Biles est une source d’inspiration qui transcende toutes les frontières. Sa décision sur les JO 2028 sera scrutée par le monde entier — y compris par toute la francophonie.