Trump dresse une liste noire de l’OTAN : la France, l’Espagne et le Royaume-Uni dans le viseur
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L’Alliance atlantique traverse la crise la plus grave de son histoire. Ce vendredi 24 avril 2026, une révélation explosive secoue les capitales européennes : l’administration Trump a élaboré une liste des pays de l’OTAN « sages » et « indisciplinés », rapporte Politico, citant plusieurs diplomates européens et un responsable américain de la Défense. YouTube
Ce document, qui circule au plus haut niveau du gouvernement américain, divise les 32 membres de l’alliance militaire la plus puissante du monde en bons et mauvais élèves. Et les conséquences pourraient être historiques.
Comment fonctionne cette liste noire ?
Selon le magazine américain, les pays de l’Alliance atlantique y sont classés en trois catégories selon leur contribution. Une idée qui avait été évoquée dès décembre par le ministre de la Défense de Trump, Pete Hegseth : « Les alliés exemplaires qui s’engagent, comme Israël, la Corée du Sud, la Pologne, de plus en plus l’Allemagne, les pays baltes et d’autres, bénéficieront de notre faveur particulière. » YouTube
En clair : si tu soutiens les guerres de Trump, tu es récompensé. Si tu résistes, tu es puni.
Qui est sur la liste noire ?
Parmi les pays dans le viseur, il y a d’abord l’Espagne. Pedro Sánchez est en effet un farouche opposant à la guerre en Iran, et rechigne à viser les 5 % de PIB en dépenses militaires demandés par Trump, ce qui irrite le président américain. Politico cite aussi la France et le Royaume-Uni parmi les États membres qui ont « refusé ou ralenti les demandes américaines ». YouTube
La France dans la liste noire américaine — voilà une information qui aurait été impensable il y a encore cinq ans.
Le Pentagone envisage de suspendre l’Espagne
La menace la plus concrète concerne Madrid. Un courriel interne du Pentagone évoque la suspension de l’Espagne au sein de l’alliance transatlantique. Ces options politiques expriment la frustration ressentie par l’administration Trump face à la réticence, voire le refus de certains alliés d’accorder aux États-Unis des droits d’accès, de stationnement et de survol de leur pays pour les attaques américaines au Moyen-Orient. YouTube
La réponse espagnole ne s’est pas fait attendre. Pedro Sánchez a affirmé : « L’Espagne est un partenaire fiable au sein de l’OTAN et nous remplissons nos obligations. La position du gouvernement espagnol est claire : une coopération absolue avec nos alliés, mais toujours dans le cadre de la légalité internationale. » Al Jazeera
Mais peut-on vraiment suspendre un pays de l’OTAN ?
La menace se heurte à un obstacle juridique majeur. Aucun article du traité fondateur de l’OTAN, signé en 1949, ne prévoit la suspension ou l’exclusion d’un membre de l’Alliance atlantique. Just Security
Trump peut donc menacer, mais il ne peut pas légalement expulser un pays de l’OTAN. Ce qu’il peut faire en revanche, c’est retirer des troupes américaines basées en Europe, réduire la coopération militaire ou couper certains financements — des mesures qui affaibliraient considérablement la défense des pays concernés.
L’Europe au bord de la rupture avec Washington
Les responsables européens eux-mêmes reconnaissent leur désarroi : « Ils ne semblent pas avoir d’idées claires quand il s’agit de punir les mauvais alliés. Déplacer des troupes est une option, mais cela pénalise principalement les États-Unis eux-mêmes. » CNN
Cette crise révèle une vérité que beaucoup refusaient d’admettre : l’OTAN telle qu’elle a fonctionné depuis 75 ans est en train de se fissurer. Trump ne croit pas aux alliances traditionnelles. Il croit aux deals — tu paies et tu obéis, ou tu es dehors.
Ce que ça signifie pour l’Afrique
Une Europe divisée et affaiblie, c’est une Europe moins capable de jouer son rôle de partenaire stable pour l’Afrique. Les pays africains qui comptent sur des partenariats militaires et économiques avec la France, le Royaume-Uni ou l’Espagne devront surveiller de près l’évolution de cette crise.
Par ailleurs, si Trump réussit à discipliner ses alliés européens, sa prochaine cible pourrait bien être les pays africains qui refusent de s’aligner sur sa politique étrangère — notamment ceux qui entretiennent des liens avec la Russie ou la Chine.